27 ianuarie 2023

Ces dernières années, devancé par un engouement plus fort pour l’apprentissage de l’anglais, le français se trouve fragilisé un peu partout dans le monde. Cette belle langue garde cependant son statut privilégié. Le français reste un atout incontestable pour les jeunes, qui les aide à multiplier leurs chances sur le marché de l’emploi national et international. Il demeure une grande langue diplomatique, une importante langue des affaires, de la science, de l’enseignement, et la quatrième langue utilisée sur Internet. Tout ceci grâce aux professeurs de français et de disciplines non-linguistiques (DNL) en français, qui fournissent un travail complexe, qui aiment vraiment leur métier, mais qui subissent de plus en plus de pressions de la part de tous. Les enseignant(e)s continuent à être mal payé(e)s, voire déconsidéré(e)s. Dans une société en crise, ils/elles deviennent des pions sur un échiquier. De plus, cette société n’a pas conscience des difficultés de cette profession. Celles et ceux qui n’ont rien à voir avec l’enseignement voient les professeurs comme des avantagés, bénéficiant de peu d’heures de travail et trop de vacances. Ils/Elles font l’objet de nombreuses critiques qui les traitent de paresseux/-ses et responsables des maux du système éducatif.

A vrai dire, les enseignant(e)s craquent sous le poids des tâches et responsabilités. Et dans un monde où la culture est dévalorisée, ces tâches et responsabilités sont de plus en plus lourdes et délicates.

Les professeurs de lettres doivent réaliser des prouesses pour inciter leurs élèves à lire, à s’intéresser à la littérature, aux grands auteurs, à la grammaire, à l’orthographe… Les DNL-istes leur cultivent l’amour et l’intérêt pour la science.

Honneur, donc, aux enseignant(e)s de français et DNL dans les sections bilingues, qui construisent chaque jour l’avenir de la Francophonie ! Plus que d’autres, ils/elles œuvrent pour le pouvoir des mots et font résonner la liberté, l’égalité, la solidarité, la fraternité, la diversité et l’universalité. C’est grâce aux profs de FLE et de DNL que ce pouvoir des mots transforme le français dans une langue de la résistance. Résistance à la haine, à l’intolérable, aux atrocités, au racisme, à l’obscurantisme.

Joyeuse Journée du professeur de français, chers/chères collègues, et plein épanouissement dans l’exercice de ce beau métier !